08 septembre 2009

Les Francais sont nuls en anglais!

Je le savais deja, a force de voir mes compatriotes debarquer et ne pas savoir aligner deux mots ou ne pas connaitre le vocabulaire courant, tout en sachant tres bien les regles gramaticales. Pour moi le systeme a tout faux:
- on se focalise sur la grammaire
- il y a tres peu de conversation en classe

Si je suis mauvaise langue, je dirait qu'il y a beaucoup de profs d'anglais qui ne parlent pas bien anglais...

C'est a mon sens un handicap grave pour les jeunes diplomes -une preuve de plus de la sclerose du systeme tant decriee par La Lime...

Un article, publie par LeMonde.fr (dans leur serie sur Douze idées reçues sur l'école) et repris par Capital cite une enquete ETS Global, la firme qui administre le TOIEC et le TOEFL:
Seuls 28 % des lycéens sont au niveau attendu par les programmes de terminale en anglais. [...] le niveau moyen des locuteurs hexagonaux correspond à "une maîtrise minimum de la langue ne permettant pas d'envisager sereinement d'aller vivre à l'étranger, ou tout simplement de travailler sereinement avec des collègues anglo-saxons".

Jusqu'en classe de seconde, les élèves progressent. C'est après que s'opère un décrochage qu'ils ne récupèrent jamais. Pas même durant leurs études supérieures. C'est donc un anglais assez rudimentaire qui s'échange dans l'enseignement supérieur. Depuis les formations courtes (BTS ou DUT) jusqu'au doctorat. "Parmi les doctorants, 45 % n'arriveront jamais à rattraper leur retard", précise-t-on chez ETS France. A deux exceptions près : les jeunes qui étudient en école de commerce et en école d'ingénieurs. Là, une majorité atteignent un niveau d'"utilisateur avancé indépendant".



Sauf que je connais des eleves sortis d'ecole de commerce ne sachant pas parler anglais.

Pour le Toefl (Test of english as a foreign language) qui permet en effet de postuler dans des universités américaines, la France se classe 69e sur 109 pays ou 25e dans la liste des 43 Etats européens.

NB: impossible de trouver cette etude sur le site d'ETS Global, qui n'ont pas visiblement de service presse tres performant ni contactable. Mauvais point donc. Mais il y a des elements de reponse ici.

Cela m'afflige et je postule dans ce post que ne pas parler anglais au XXIe siecle c'est etre illetre a l'ere du web 2.0: Transmanches: Localisation

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11 commentaires:

Catherine a dit…

ce qui m'afflige encore plus : beaucoup de ces français au niveau d'anglais médiocre ne maitrisent meme pas leur propre langue...

un double challenge a relever !!

TOEFL a dit…

Votre article n'apporte rien au débat sur la question et vous tombez dans les généralités grotesques du français moyen qui croit qu'en travaillant à l'étranger est au-dessus du lot de ses compatriotes.
Bel exemple de compréhension et de réussite d'exportation de la franchouillardise !

Chapeau bas monsieur le génie en anglais !

Ludovic Windsor a dit…

Tiens, c'est gentil de repondre a mon email... sur mon blog.

Ca fait 15 ans que je bosse a l'etranger, et oui j'ai observe qu'il y a peu de diplomes francais qui parlent bien anglais.

Les espagnols semblent avoir comble leur retard par exemple.

Evidemment c'est une generalisation et c'est pour cela que je vous demandais, cher TOEFL, le document source qui n'est pas disponible sur votre site. Et ce blog, c'est mon opinion -point. On peut etre d'accord ou pas, c'est pour cela qu'il y a des commentaires.

Franchouillardise par contre, la je ne vois pas?

Mais oui, s'expatrier c'est difficile et c'est un pas que beaucoup n'hesitent pas a sauter. En apprenant une autre culture, je le pense, on est moins moyen que ses compatriotes -je ne vois pas pourquoi l'on devrait etre toujours modeste!

Au passage, je me permet un commentaire sur votre strategie de communication: non seulement votre site n'est pas a jour, il n'y a pas de contacts medias mais encore votre commentaire ne fait rien pour ameliorer la reputation d'ETS.

Alphonse Brown a dit…

Parler anglais pour un français, c'est comme mettre de l'eau dans son vin, il ne peut pas. Surtout si le vin est bon. Maitenant c'est vrai que le français réchigne à parler anglais, peut-être parce qu'il aime trop son pinard, va savoir.

Staban a dit…

Les étudiants Français se sont classés 69 ème sur 109 à une sorte de test et voilà les Français catalogués comme étant toujours aussi nul en anglais. Quel qualificatif va t'on donc trouver pour les 40 pays qui nous suivent? Dans le même ordre idée, ceux qui se sont classés 68 ème, 60 ème ou 50 ème seraient sans doute des petits génies de la langue anglaise et bien meilleurs que les Français ...

Soyons sérieux, les Français ne sont pas nuls en anglais. Ils seraient plutôt, comme tant d'autres d'ailleurs, plutôt moyens. D'ailleurs, je serais curieux de connaître les résultats détaillés du fameux test, histoire de voir les différences réelles de niveau entre les uns et le autres.

Reconnaissons que les Français ont quelques difficultés à l'oral. Pour ma part, je lis l'anglais sans problème, m'exprime plutôt bien à l'écrit, mais reste encore assez peu sensible aux sonorités de la langue de Shakespeare, surtout quand elle est pratiquée par un Texan ou un Néo-Zélandais.

Ceci-dit, Je ne me fais pas de soucis pour les Français, ils ne vont pas manquer de réagir. Le problème est que les préjugés ont la vie dure. Quand les Français se classeront à la 30 ème ou 40 ème place du test en question, ils seront toujours considérés comme étant aussi nuls.

Je me fais plus de soucis pour les Anglais. Quand leur langue arrêtera d'être la langue dominante, ils risquent de vivre un grand moment de solitude.

Ludovic Windsor a dit…

Alphonse,
C'est a la porte de tout le monde, il suffit de le vouloir. Sauf a penser que les Francais sont plus cons que les autres?

Staban,
La fin de l'hegemonie de l'anglais n'est pas pour demain. Pour son enseignement en France, tu illustre bien mon propos: il est tres theorique et ne se porte pas du tout sur la conversation.

En ce qui concerne l'etude, j'ai envoye une demande de renseignements a ETS global, la seule reponse que j'ai recu c'est le commentaire ci dessus.
Ils font des relations publiques mais sont assez nuls en la matiere je trouve!

Staban a dit…

Ludovic,

Je suis tout à fait d'accord concernant les lacunes de l'enseignement. Il est dommage d'être à l'aise avec une langue à l'écrit et d'avoir des difficultés à l'oral.

Ceci dit, je persiste à croire qu'il est exagéré de dire que les Français sont nuls en anglais. Ils sont certes moyens mais pas nuls. Je viens d'ailleurs d'entendre une émission (émission pas très sérieuse, il est vrai) à la radio comme quoi les Français se seraient classés derniers!

Il est dommage de ne pas avoir plus de renseignements sur l'étude. Je suis sûr qu'une analyse objective aboutirait à une conclusion plus nuancée sur le niveau des Français par rapport à leurs voisins.

En ce qui me concerne, je ne parie pas sur l'anglais comme future langue internationale même si, pour l'instant, je n'ai pas d'autres choix (essentiellement pour des raisons professionnelles) que d'améliorer mes connaissances dans cette langue.

Staban a dit…

Je me pose une question. Nos amis anglophones passent-ils aussi le TOEIC et autre TOEFL (qui, a mon avis , ne sont rien d'autre que des pompes à fric)?

Si oui, je serais assez curieux de connaître le résultat. J'ai en effet pu constater que les Anglais ne dédaigaient pas massacrer leur langue et je doute que tous soient au fait des subtilités grammaticales de la langue de Shakespare.

En ce qui concerne le massacre de leur langue, les Français ne sont pas en reste. A titre d'exemple, le subjonctif ne semble pas s'être implanté dans le département ou je vis. J'entends régulièrement "Il faut que tu vas" en lieu et place de "Il faut que tu ailles".

Alors, comme le dit Catherine, double challenge?

Ludovic Windsor a dit…

Staban,

Non, puisque ces examens sont pour des locuteurs etrangers.

Et je confirme que les francais sont nuls par rapport aux nordiques par exemple

Staban a dit…

Dans ce cas, faisons leur passer le TFI.

J'espère pour nos amis nordiques qu'ils seront préserver leurs langues. Le bokmål et le nynorsk ne seraient pas les premiers idiomes à être écrasés par une langue prédatrice.

Parler Anglais a dit…

C'est toujours assez délicat un débat sur les langues, parce que cela touche à quelque chose de très personnel en fait : la manière utilisée par chacun pour s'exprimer efficacement.

Parler anglais, pour certains français, ça signifie se laisser dominer par les Américains (la parabole du vin est très bonne!). Gaullisme, etc.

Parler anglais, pour d'autres, c'est : "à quoi bon? Je n'ai pas besoin de ça moi!".

Ce sont des minorités.

Pour tous les autres, la majorité, je pense que ce qui bloque c'est effectivement un manque d'aise avec la langue anglaise.

Parler anglais, typiquement (c'est donc une généralité, mon "portrait-robot" sur la question), c'est :

- Etre embarrassé par son accent français, et donc hésiter sur le FAIT même de *dire* quelque chose en anglais.

- Une certaine honte, associée, lorsque l'on se met enfin à parler.

- Un manque sévère de vocabulaire.

- Une prononciation TOTALEMENT incorrecte (en dehors de l'accent puisqu'on peut bien prononcer et avoir un accent tout de même), et donc incompréhensible.

Au final, ce que j'observe c'est que les gens s'en sortent, dans le monde du travail, en recourant à des phrases ultra-simples et avec, en face, des anglophones de naissance qui font preuve de beaucoup de patience et d'humilité ("your English is way better than my French!"), peut-être un peu un soupçon de culpabilité aussi, à, justement, ne parler qu'une langue.


Les solutions à tout cela ?

- Rendre sa place à L'ORAL dans l'enseignement de l'anglais. C'est en train de se faire. Il s'agit toutefois de penser que l'enseignement de l'anglais va au-delà de la salle de classe... On ne peut pas tenir une conversation à 40 (ni à 20) et rien ne sert de pratiquer son anglais avec d'autres français.

- Permettre à la culture anglo-saxonne d'être diffusée EN VO. Nous sommes submergés de culture anglo-saxonne (plus exactement : américaine). Alors autant être honnête et le reconnaître, et en profiter pour s'enrichir linguistiquement parlant.

- Faire acquérir, aux personnes qui désirent apprendre l'anglais, que cela passe par une pratique QUOTIDIENNE. Les langues, c'est très très très très simple. Il suffit d'être régulier et de penser parler/entendre la langue, pas juste la lire.

Il y a évidemment d'autres astuces pour apprendre l'anglais mais ce sont vraiment les fondements et les points sensibles en France à mon avis.

"My 2 cents..." ;)
Fab